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Michaela Eichwald

(Allemagne), née en 1967, vit et travaille à Berlin

En apparence désinvolte, la peinture de Michaela Eichwald est une accumulation grinçante de gestes et de techniques, parfois inappropriés, provoquant des effets de taches et collages disharmonieux, une dissolution des formes entre abstraction et figuration, un aimable sabotage des systèmes d’interprétation. Ses peintures se lisent comme une écriture, dans un mouvement cursif de gauche à droite, le regard étant guidé par les entrelacs des formes, les mouvements des lignes, qui composent de complexes diagrammes et réseaux. L’artiste tient aussi un blog, uhutrust.com, où elle inscrit régulièrement poèmes, réflexions, et critique avec humour le cynisme des contextes de la culture dans lesquels elle s’inscrit. Les titres qu’elle donne à ses œuvres sont également un indicateur de son humour et des torsions de la langue, inventions linguistiques dont elle fait constamment usage : Seelische Oxidation [Oxydation de l’âme] ou Contemporary art daily (Inflation, Penetration mit Nicht-Ideen…) [L’art contemporain aujourd’hui (inflation, pénétration avec Zéro-Idée…)].

Lauréate du Prix Lafayette en 2012, Michaela Eichwald a exposé au Palais de Tokyo (Paris), au Kunstwerke (Berlin), à la Internationales Künstlerhaus-Villa Concordia (Bamberg) et au Mumok (Vienne).