background image

Ismaïl Bahri

(Tunisie), né en 1978, vit et travaille à Lyon

Placer une feuille de papier battue par le vent devant l’objectif de sa caméra, ralentir la chute de gouttes d’eau en les faisant glisser le long d’un fil, observer le reflet de la ville dans un verre rempli d’encre tenu à la main en marchant : Ismaïl Bahri effectue des gestes élémentaires, empiriques, et prête attention à « ce qui arrive », à ce que ces opérations lui font faire. L’artiste se positionne en observateur, il tâtonne, parle de « myopie » pour son travail. Il met ensuite en place ce qu’il nomme un « dispositif de captation » de ces gestes, utilisant le plus souvent la vidéo, mais aussi la photographie, le son, sans spécialisation. C’est bien souvent à la périphérie du regard qu’émerge du sens, dans la présence indicielle du monde environnant qui affleure, et révèle sa présence.

Le travail d’Ismaïl Bahri a été présenté au Collège des Bernardins (Paris) et à la Cinémathèque de Tanger. Il a également participé aux Rencontres de Bamako - biennale africaine de la photographie et prépare une exposition au Jeu de Paume (Paris) en 2017.