Volmir Cordeiro

1987, Brésil ; vit et travaille à Paris


Samedi 17 nov à 15:00 (Frac Bretagne) dans la limite des places disponibles
Dimanche 18 nov à 13:00 (Halle de la Courrouze) sur réservation auprès de la billeterie du TNB

Volmir Cordeiro est danseur, chorégraphe, mais également chercheur à l’Université Paris 8 où il prépare une thèse sur la marginalité dans la danse contemporaine. Le regard qu’il porte sur le corps minoritaire s’accompagne dans ses propres pièces d’une expérimentation de la plasticité, de la déformation du corps et du visage. Rue est son troisième solo, créé en 2015 pour la Cour Marly du Musée du Louvre et adapté depuis à des contextes divers. Aux côtés du percussionniste Washington Timbo, V. Cordeiro a ainsi incarné cette pièce entouré de sculptures de jardins du 18e siècle français, mais également sur des plateaux de danse ou dans un parking souterrain à Poitiers. V. Cordeiro y rugit, rampe, clame, roule, comme autant d’états et d’attitudes qui traversent la rue. Il invoque ceux et celles qu’on y croise, des plus marginalisé·e·s aux plus paradeur·euse·s. Rythmée par les scansions du tambour, la pièce a été conçue par V. Cordeiro comme une réponse aux poèmes sur la guerre de Bertold Brecht : « J’ai vécu à la ville aux temps du désordre, j’ai vécu au milieu des miens aux temps des rébellions ». Dans les textes de B. Brecht, comme dans les gestes et les expressions de V. Cordeiro, surgissent des énergies contradictoires, la douleur et la célébration, la violence qui peut venir après la fête. V. Cordeiro investigue la symbolique de cet espace dans ce qu’il a de plus politique. Selon lui : « La rue est ouverture vers une autre. La rue invente des langues, des types, elle héberge les misérables et elle prête sa scène aux artistes qui la prennent comme refuge. Le vagabondage est une excellente invention de la rue. La rue a inventé la classe, la race, l’angoisse, le sang. La rue ne nous échappe pas, on la connaît tous ».